Le Mont Mireuk à Tongyeong (미륵산)

Etant donné que je passe la plupart de mon temps libre soit à la montagne, soit au bord de l’océan, on me demande souvent lequel des deux je préfère. Et bien, honnêtement c’est très difficile à dire mais je crois que là où je me sens le mieux, c’est au sommet d’une montagne offrant une vue sur l’océan. Que ce soit après une randonnée à pieds ou en vélo, il n’y a rien que j’aime plus que le fait de pouvoir finir la journée dans l’eau. Ainsi, l’une des villes où j’aime le plus marcher en Corée, est Tongyeong. Cette ville portuaire, montagneuse est constituée de plusieurs îles accessibles par bateau. Ces trois dernières années, j’ai eu l’occasion de faire le tour de la plupart de ces îles : Bijin, Saryang, Maemul, Seomaemul, Yokji, Suu … Les articles viendront si j’arrive à me tenir à la résolution de publier « plus souvent ». Oui, j’avoue ce n’est pas très précis ni très exigeant comme résolution ! Bref, cette année, j’avais donc envie de rejoindre le sommet de la montagne à Tongyeong qui n’est pas sur une île et ne nécessite donc pas de promenade en bateau. Ainsi, fin avril, j’ai pris le bus jusque là-bas puis un taxi pour rejoindre l’un des temples situés au pied du Mont Mireuk et d’où commence un sentier de randonnée. Encore une fois, il faisait tellement beau que la vue était superbe, en tons de bleu sur bleu. J’étais partie seule donc j’ai pris le temps de prendre toutes les photos que je voulais et profiter de la vue au sommet. Ce jour-là je n’ai pas croisé beaucoup d’autres marcheurs et je crois même que c’est le sentier le plus propre sur lequel j’ai jamais marché. Au sommet, comme le veut la tradition, le peu de personnes présentes, faisaient des photos avec la pierre indiquant le nom et l’altitude du pic. J’avais prévu mon trépied pour en prendre une aussi mais un promeneur venu avec un groupe, qui venait de faire plus d’une quinzaine de photos de ses amis, m’a dit qu’il était photographe et a insisté pour prendre la mienne. Je l’ai donc laissé faire et le résultat était plutôt convaincant. C’est agréable de discuter avec les gens en montagne parce qu’en général, ils sont souriants et sympathiques. Il faut dire qu’il est difficile de ne pas être de bonne humeur, face à la beauté des paysages ! Pour ceux qui le souhaitent, une ligne de cabines téléfériques fait aussi l’aller-retour du port au sommet. Pour ma part, j’ai particulièrement apprécié, une oeuvre d’art installée sur un belvédère offrant une vue vers l’est et sur l’île de Geoje. Il s’agissait d’une sculpture en métal du profil d’une femme regardant au loin. Ce n’est pas la première oeuvre de ce genre que je croise dans la région mais à et endroit, je ne m’y attendais vraiment pas et je l’ai trouvée absolument magnifique !
Enfin, en descendant du sommet, j’ai rejoint une autre plateforme plus au sud, servant d’ observatoire, offrant la plus belle vue de tout le parcours, côté sud. Là, je suis restée environ une heure à prendre des notes dans mon journal. Il ne faisait pas encore assez chaud pour partir profiter de la plage et d’une baignade en fin d’après-midi mais j’étais très satisfaite par cette journée. Ce n’est qu’en voulant regarder mes photos plus tard, que j’ai remarqué les zones sombres dessus, dues à de la poussière coincée à l’intérieur de mon appareil. Depuis, je l’ai fait nettoyer mais malheureusement les photos de quelques sorties récentes sont toutes parsemées de ces mêmes tâches.
Je ferai plus attention à l’avenir !

Cyrielle ^__^

Haman – champs de fleurs et festival

Le 27 mai, la Corée du Sud fêtait l’anniversaire de Bouddha (Siddhartha Gautama). Pour l’occasion, tous les temples bouddhistes du pays organisent une cérémonie et des lanternes de papier colorés sont installées un peu partout. Les pratiquants de tous les environs, vont au temple pour prier, certains défilent et chantent mais il y a un temple, unique dans tout le pays, qui organise un feu d’artifices sur le petit étang de son jardin zen.
Le spectacle n’a lieu qu’une fois par an et n’est visible nulle part ailleurs alors imaginez la foule présente sur les lieux ce jour-là. D’après les autorités locales qui attendaient environ 20 000 personnes, il y en a en fait eu plus de 50 000. Il faut dire que cet événement n’était pas si célèbre avant la pandémie de la Covid19. Ce n’est que depuis l’année dernière que l’agence de promotion du tourisme a commencé d’en faire la pub sur internet et a fait installer de nombreuses affiches dans plusieurs gares du pays etc…
Toute cette introduction pour dire que j’y suis allée et faisais partie de la foule sur place.
Haman n’est qu’à une quarantaine de minutes de chez moi donc quand une amie, Ji, m’a proposé d’y aller en voiture avec elle, je n’ai pas hésité ! Nous avons eu tellement de chances parce que les jours qui ont suivi, un typhon a traversé le pays et il était prévu qu’il commence de pleuvoir ce samedi-là mais à part un ciel changeant, tantôt couvert, tantôt bien dégagé, nous n’en avons pas vu le début avant 3h du matin. Et oui, parce que même si le festival commençait à 19h pour se terminer vers 20h30. Nous sommes tous restés coincés sur place, créant une file sur des kilomètres jusqu’au péage de Haman pendant deux heures. Heureusement, vers 22h45 des gendarmes sont arrivés pour rediriger les voitures hors de l’autoroute. Nous sommes finalement arrivées chez nous vers une heure du matin ! Quelle histoire !

Nous n’y étions pas allées uniquement pour ce festival, bien sûr. Nous avions un itinéraire planifié avec un départ à 10h le matin, pour profiter d’une promenade dans le parc d’ Akyang. Il s’agit d’un immense champs de fleurs longeant la rivière Nakdong. Elle-même bordée de montagnes et sentiers de randonnée. Le lieux est vraiment sublime ! Ji me l’avait vendu comme étant la Provence coréenne et je dois dire que je comprends la comparaison avec l’avantage qu’à l’ombre de quelques arbres, on trouve des bancs pratiques pour faire une pause et pique-niquer. Nous avions apporté des kimbap, de l’orange et même des petits fruits rouges du jardin des parents de Ji. Je n’en avais jamais vus de tels et nous n’étions pas sûres de comment traduire cela en français. Nous avons finalement trouvé qu’il s’agissait des fruits d’un arbre nommé bhodi aussi appelé figuier sacré puisque ce serait à l’ombre d’un tel arbre que Siddhartha aurait atteint l’éveil. S’il pousse sur un figuier, le fruit a plutôt l’allure d’une cerise allongée avec un noyau et le goût acidulé ainsi que l’aspect d’une groseille. J’étais très étonnée par ce nouvel aliment et recommande vivement de le goûter ! Il paraît que c’est aussi très bon pour la santé !
Voilà, c’est donc après avoir passé la matinée et le début d’après-midi à marcher au milieu des fleurs que nous avons continué notre promenade entre les rizières jusqu’au temple. Il me reste beaucoup de choses à voir à Haman donc je pense y retourner très bientôt pour un peu plus de randonnée !

Cyrielle ^__^

La mer – les cerisiers – un vélo et une amie ! – jour 2 –

Après une longue nuit bien reposante, à neuf heures du matin, nous étions de nouveau sur la route avec nos vélos pour compléter toute la côte nord jusqu’au passage appelé Wangji. Pour cette journée aussi le beau temps était au rendez-vous et rendait le paysage qui défilait autour de nous, à peine croyable. Le bleu de la mer et les cerisiers en fleurs étaient la raison pour laquelle nous étions venues mais le décor dépassait toutes nos attentes et de loin ! Une fois arrivées à l’ouest de la côte nord, nous avons pris le temps de nous asseoir un moment au bord de l’eau sous les arbres en fleurs, au milieu du colza. Les gens venaient, prenaient des photos et repartaient pour que d’autres arrivent. Ca n’arrêtait jamais et plus le temps passait, plus il y avait de monde, alors il était temps pour nous de repartir dans le sens inverse jusqu’à la gare routière de Namhae. Ce jour-là, nous n’avons parcouru qu’une trentaine de kilomètres et avant de monter dans le bus, nous avons terminé ce séjour par une promenade à travers le marché central de la ville et un bol de nouilles froides en guise de déjeuner !
Dès le lendemain, il s’est mis à pleuvoir non-stop pendant trois jours, après quoi toutes les fleurs étaient tombées. C’est ce qui s’appelle : un excellent timing !

La mer – les cerisiers – un vélo et une amie ! – Jour 1 –

Le week-end dernier, au sud de la Corée, les cerisiers étaient en fleurs et parfumaient l’air d’une odeur divine ! Un mois plus tôt, alors que je me promenais dans la région appelée Namhae, j’avais remarqué que quelques pistes cyclables le long des plages, étaient elles aussi bordées de cerisiers. Je m’étais alors promis d’y retourner quand ce serait le moment venu pour ces fleurs délicates de faire leur apparition éphémère. Je planifiais alors une route à priori recommandée pour les vélos, un kilométrage envisageable à parcourir en deux jours et je proposais le tout à une amie. Toujours la même ! Celle avec qui je partage la plupart de mes rando-vélo parce qu’un bon compagnon de route rend tout voyage encore plus beau !
Elle adora l’idée, il ne nous restait plus qu’à attendre le premier week-end d’avril en espérant que la météo soit en notre faveur !
On peut dire que l’on a eu de la chance. Le temps était parfait. Non seulement, nous avons eu un grand ciel bleu bien dégagé tout le week-end mais la qualité de l’air était aussi très bonne puisqu’il avait pas mal plu quelques jours plus tôt ! Nous nous sommes donc retrouvées à 9h55 du matin le samedi 1 er avril, à la gare routière de Jinju. On ne s’était pas vues depuis un mois et demi alors on s’est lancées dans de grandes conversations en attendant le départ de notre bus prévu pour 10h05… Ce faisant, lorsque nous avons vérifié l’heure, il était déjà 10h10 et le bus était parti sans nous. Oops ! Ça allait que nous n’allions pas trop loin et que le bus suivant partait à 10h20. Nous sommes donc arrivées à destination : la gare routière de SamCheonPo vers 11 heures et quart. Nous avons commencé par chercher un garage à vélo car mon amie avait besoin de gonfler ses pneus. A 11h et demie, l’aventure commençait ! Il fallait d’abord traverser la ville pour rejoindre le port où nous nous sommes installées pour pique-niquer face à la mer. Ensuite, nous avons traversé les ponts qui relient SamCheonPo à l’île de Namhae.
C’était la première fois que je profitais de la vue depuis le pont de cette manière car je ne l’avais pris qu’en voiture jusqu’à présent. Ce n’était que le début et la vue sur les îlots, les lignes de cabines téléfériques (testées) et bien sûr, l’eau turquoise et les cerisiers en fleurs, étaient déjà époustouflante. Cette première journée, nous avons longé les deux tiers de la côte nord de l’île. Comme la piste cyclable indiquée sur les cartes officielles, étaient en réalité la route principale, nous avons fait plusieurs détours pour se rapprocher de l’eau à chaque fois que c’était possible. Nous l’avions imaginé, mais pédaler à côté de l’eau turquoise, sous les pétales des cerisiers qui tombaient comme des flocons de neige, était juste féérique. C’était comme être entrées dans un dessin-animé.
En plus, nous ne nous y attendions pas mais les champs de colza étaient aussi en fleurs le long de la route, sous les cerisiers, ce qui ajoutait une touche de jaune au paysage, le rendant encore plus beau.
Avant de partir, la seule inquiétude que j’avais, c’était qu’il y ait trop de dénivelé puisque la côte n’est que montées et descentes alors sur 60 kilomètres, ça peut vite allonger le ressenti mais c’était tout à fait faisable, sans grosses difficultés. Enfin, à 18h quand on a trouvé la location que nous avions réservée à l’avance, on était quand même bien contente d’arriver. On n’imaginais pas que l’on avait encore une dernière côte à prendre pour rejoindre l’unique commerce ouvert, à proximité : un restaurant de grillades à tout de même 6 kilomètres. Après ce dîner suivi d’un retour de nuit sans lumière le long de la route, on n’a pas fait long feu. A 9 heures et demie on était couchées et à quarante-cinq, plus personne ne parlait.

De la source à la colline

Le 20 Août, une amie et moi sommes partie pour Ouches afin d’y faire cette randonnée de 12 kilomètres et tout juste 280 mètres de dénivelé. Après des semaines de fortes chaleurs, les températures étaient enfin descendues un peu, c’était le jour idéal pour ce genre de promenade. En plus, les muriers sauvages ne semblent pas souffrir de la sécheresse et on a regretté de ne pas avoir apporté de boîtes pour les remplir de mûres. Toutefois, on ne s’est pas gênées pour en grignotter tout au long de la promenade qui nous a menées jusque dans les vignes de plusieurs grands domaines du coin. Qu’est-ce que c’était agréable, la campagne ligérienne à tout de même beaucoup de charme. Nous nous sommes arrêtées à plusieurs reprises pour saluer animaux en tous genres. Un chat s’est même laissé approcher ou plutôt a couru vers nous pour se rouler par terre et réclamer des caresses comme s’il n’avait attendu que ça depuis des semaines ! Bref, nous avons terminé cette boucle balisée portant le numéro 15 avec une moyenne de 4.6km/h, un score satisfaisant mais ce dont on est le plus fières c’est que l’on ne s’est pas perdues une seule fois contrairement à nos habitudes !

Mont Palyeong – 팔영산

Au début du mois de mai, le groupe de randonnée dont je fais partie, avait prévu une sortie à la montagne Palyeong. J’avais beaucoup hésité à m’y inscrire à cause du départ prévu à 5 heures du matin mais les articles que j’avais lus sur internet, présentaient tous cette montagne comme l’une des plus belles du pays et puis sachant qu’elle se situe dans la province sud de Jeolla, je n’avais aucun doute à ce sujet. Cette région est absolument magnifique.
J’en ai donc parlé à une amie en me disant que si elle acceptait de se joindre à la randonnée, j’irai aussi. Comme elle est plutôt matinale, le réveil ne lui faisant pas peur, elle a tout de suite accepté !
Nous étions un groupe de six personnes réparties en deux voitures. Dès que nous sommes arrivés au point de départ, nous avons pu profiter des premiers rayons de soleil sur les rizières en bord de route. Deux membres du groupe, sont partis de l’autre côté du parc pour laisser l’une des voitures afin que l’on puisse rentrer une fois la randonnée terminée. A leur retour, après quelques étirements, c’était parti pour les 8 sommets !
C’est la randonnée la plus belle que j’ai faîte en Corée, jusqu’à présent. Il y avait tout : des points de vue majestueux entre mer et montagnes, des passages en forêt, on a même rencontré un serpent, (mais on ne s’est pas attardé à ses côtés !) des passages où l’on marchait vraiment au sommet, sans barrière artificielle et d’autres où cordes et rambardes étaient nécessaires pour se soulever à la force des bras. En plus, le parcours n’est pas difficile à suivre car à chaque sommet, une flèche indique le chemin à prendre pour rejoindre le suivant. Ainsi, après plusieurs heures de marche sous le soleil avec vue sur la mer, on a décidé de finir la journée sur l’une des plages environnantes et de se rafraîchir les jambes dans l’eau en faisant des ricochets. Encore une superbe aventure en Corée du sud !   

Cyrielle ^__^     

Coastal trail in Busan Igidae Gil (이기대 길)

Busan n’étant pas très loin de là où je vis en ce moment, j’y vais tous les mois pour prendre des cours de surf et profiter de l’océan. En général, comme je m’y rends seule, je fais l’aller-retour dans la journée mais en ce beau mois d’avril, une amie est venue avec moi pour s’initier au surf alors on a décidé d’y rester tout le week-end et de profiter du samedi pour faire une randonnée.
Alors que l’on avait seulement parlé de faire une marche ou une randonnée en montagne le samedi, j’avais aussi en tête le sentier côtier appelé Igidae Gil. Il faisait parti des endroits que je voulais absolument voir à Busan depuis ma première visite, il y a déjà 2 ans. Alors quand elle m’a proposé de faire la côte plutôt que d’aller en montagne, j’ai sauté sur l’occasion. Avant même de partir, nous étions sur la même longueur d’ondes !
Cela nous a tout de même pris une bonne heure et demie supplémentaire de transports en communs pour nous rendre au point de départ du parcours mais la vue sur la côte taillée par les vagues de l’océan Pacifique et l’air salé, en valaient vraiment la peine.
La marche s’est trouvée être un peu plus difficile que ce que l’on avait imaginé et j’ai regretté d’y être allée sans mes chaussures de marche mais nous étions à l’ombre des arbres et le temps était parfait pour profiter de la vue sur l’eau, la côte et le centre-ville au loin. Après une heure de marche, on a même trouvé un petit passage permettant d’aller s’assoir sur les rochers pour faire une petite pause et admirer les vagues qui venaient s’éclater contre la roche. Il ne nous manquait que le pique-nique, avis aux futurs promeneurs ! Juste avant l’arrivée, on a fait une deuxième pause de ce genre et je n’avais vraiment pas envie de repartir. Si nous n’avions pas eu rendez-vous un peu plus tard avec des amis pour manger, je crois que l’on serait restées assises là des heures, seules face à la mer. Mais bon, après environ deux heures et demi de promenade, l’air commençait à se rafraîchir et l’appel de l’estomac, à se faire entendre, alors on a terminé la journée par un passage obligatoire à Gwangali, bière et thé chaud en mains, avant d’aller manger le meilleur Gukbap de la ville, selon un expert local ! 😉

Cyrielle 🙂

Jangboksan ou Ungsan ?

En Corée, pendant la floraison des cerisiers, tout le monde vous dira qu’il faut aller à Jinhae. Toutes les rues y sont bordées de ces arbres et un festival y a lieu tous les ans pour fêter la beauté et le parfum de ces fleurs. Bien sûr, s’il y a des cerisiers partout en centre-ville, le long de la route qui mène à Jinhae, il y en a même jusque dans les montagnes qui surplombent la ville portuaire.
L’année dernière j’y étais allée à cette saison justement, jusqu’au sommet Ungsan. (웅산) Bon, le projet d’origine était d’aller jusqu’au mont Jangboksan (장복산) mais j’ai dû rater un sentier, la tête perdue dans les branches de cerisiers. Au final, la promenade avait été si belle que même si je n’avais pas rejoint le sommet imaginé avant de commencer la randonnée, mon unique regret avait été de ne pas avoir apporté la batterie de mon appareil photo. Depuis, j’attendais le retour des fleurs de cerisiers pour pouvoir y retourner et prendre un maximum de photos, alors dès que les arbres ont commencé à fleurir, j’ai proposé cette sortie à mon groupe de randonnée et ai réussi à convaincre 3 personnes d’y aller. Arrivés sur le parking, je me suis bien rendu compte que ce n’était pas exactement le même endroit que l’année dernière mais il y avait toujours autant de cerisiers. Par contre, une fois sur le sentier, il n’y en avait plus du tout. A la place, on était entourés d’azalées, toutes aussi belles, ceci-dit. La conclusion est que finalement, en voulant atteindre le mont Ungsan (웅산), nous sommes arrivés à Jangboksan (장복산) ! Belle ironie mais surtout superbe montagne avec vue sur le port de Jinhae que je recommande d’aller voir au printemps pour profiter des cerisiers ET des azalées.     

Le Mont Biseul 2021 (비슬산)

L’année dernière pour profiter au maximum des paysages que la Corée du Sud a à offrir au printemps, je me suis inscrite à un groupe de randonnée et depuis j’ai la chance de m’être promenée dans de superbes endroits que je n’aurais jamais trouvés toute seule. (Pour la simple et bonne raison que sans voiture, j’ai essayé mais en bus, c’est très compliqué. Une amie et moi avons eu plusieurs ratés de ce genre et nous sommes même déjà retrouvées à passer une journée entière à faire un aller-retour en bus sans avoir jamais trouvé le début d’un sentier de randonnée !) Alors voilà, avec un groupe local d’adeptes des montagnes coréennes, je pars régulièrement sur les routes et me suis familiarisée petit à petit avec la coutume qui veut que l’on mange des kimbaps, une fois arrivés au sommet ! Le bol de makkeoli est optionnel !  Avant chaque départ, on fait sa liste dans le groupe chat: thon, légumes, piment …etc Puis, pour ma part, j’ajoute à mon sac, deux bouteilles remplies d’eau et de thé ainsi que quelques clémentines à partager une fois en altitude.

Si la saison des cerisiers en fleurs, de fin mars à début avril, est bien connue de tous, ce n’est pas le cas de celle des azalées, forsythias ou autres fleurs toutes aussi belles. Pourtant, Les habitués de la randonnée en Corée, attendent la publication officielle des prévisions de floraison de toutes ces variétés de fleurs dès les premiers jours de mars pour planifier leurs sorties tout au long de la saison afin d’en profiter un maximum. Tout ça fane tellement vite. Je dois avouer que moi aussi j’adore ces cartes prévisionnelles ! Elles sont tellement pratiques !   

L’année dernière, j’ai eu l’occasion de me rendre au mont Biseul (비슬산) près de Daegu pour marcher dans des sentiers couverts d’azalées, juste à temps. Si le sentier rejoignant le point culminant : Cheonwangbong, (천왕봉) est assez raide et demande de slalomer entre quelques gros cailloux, au-dessus du vide (il ne faut pas avoir le vertige) une fois en haut, on a l’impression de marcher sur un nuage violet et ça vaut bien tous les efforts. Et puis les obstacles participent à rendre la sortie d’autant plus intéressante !

Cyrielle 😊      

Randonnée du chevreuil à Chalmazel – Janvier 2022

Après avoir passé plusieurs hivers sans voir un seul flocon de neige, l’année dernière j’ai décidé que j’irais faire du ski, au moins une fois tous les ans. En janvier, j’avais donc convaincu et rassemblé quelques amis à se joindre à moi pour « une journée de fun, à la neige. » Comme l’une d’entre eux n’avait jamais fait de ski, on a décidé plutôt de louer des raquettes et de suivre l’un des parcours de la station.
Il y avait le choix entre 3 circuits allant de 2,5 kilomètres à 6 kilomètres. Comme notre but premier était quand même de profiter de la neige au maximum et que l’on avait fait une heure et demie de route pour arriver jusqu’au Col de la Loge, on a décidé de suivre le plus grand chemin. On a eu un peu peur au départ quand il a commencé à pleuvoir mais heureusement ça n’a duré que 5 minutes ! On a donc bien pu profiter de la randonnée ! J’aurais même fait quelques kilomètres de plus, d’ailleurs !  Toute cette neige et ces grands sapins, c’était tellement apaisant ! Je n’avais jamais fait de raquettes avant et suis très heureuse d’avoir découvert cette activité : être capable de marcher sur la neige, sans s’enfoncer jusqu’aux genoux, c’est quand même pas rien !  Bref, mis à part les ampoules de 3 centimètres de diamètre derrière chaque talon qui m’ont bien fait chanter plus tard, c’était TOP !
La prochaine fois, je n’oublierai pas de mettre mes semelles dans mes chaussures ! Et pour prendre le temps de se détendre les jambes avant de reprendre la route, rien de tel qu’une pause au chalet-bar de la station. Chacun sa boisson : un perrier désaltérant, un jus ACE réénergisant, un chocolat chaud réchauffant et une bière délassante ! Quelle jolie table ! Ah oui et n’oublions pas notre petit détour vers la forteresse de Couzan, en pleine nuit ! Sur le chemin du retour, on a aperçu des ruines qui ont éveillé notre curiosité, on s’est perdus quelques fois en essayant d’aller voir de quoi il s’agissait. L’ambiance faisait très film d’horreur : tout était fermé car le site est apparemment un peu dangereux mais qu’est-ce qu’on aime les vieilles pierres et les histoires qui viennent avec.
Cyrielle 🙂