La mer – les cerisiers – un vélo et une amie ! – Jour 1 –

Le week-end dernier, au sud de la Corée, les cerisiers étaient en fleurs et parfumaient l’air d’une odeur divine ! Un mois plus tôt, alors que je me promenais dans la région appelée Namhae, j’avais remarqué que quelques pistes cyclables le long des plages, étaient elles aussi bordées de cerisiers. Je m’étais alors promis d’y retourner quand ce serait le moment venu pour ces fleurs délicates de faire leur apparition éphémère. Je planifiais alors une route à priori recommandée pour les vélos, un kilométrage envisageable à parcourir en deux jours et je proposais le tout à une amie. Toujours la même ! Celle avec qui je partage la plupart de mes rando-vélo parce qu’un bon compagnon de route rend tout voyage encore plus beau !
Elle adora l’idée, il ne nous restait plus qu’à attendre le premier week-end d’avril en espérant que la météo soit en notre faveur !
On peut dire que l’on a eu de la chance. Le temps était parfait. Non seulement, nous avons eu un grand ciel bleu bien dégagé tout le week-end mais la qualité de l’air était aussi très bonne puisqu’il avait pas mal plu quelques jours plus tôt ! Nous nous sommes donc retrouvées à 9h55 du matin le samedi 1 er avril, à la gare routière de Jinju. On ne s’était pas vues depuis un mois et demi alors on s’est lancées dans de grandes conversations en attendant le départ de notre bus prévu pour 10h05… Ce faisant, lorsque nous avons vérifié l’heure, il était déjà 10h10 et le bus était parti sans nous. Oops ! Ça allait que nous n’allions pas trop loin et que le bus suivant partait à 10h20. Nous sommes donc arrivées à destination : la gare routière de SamCheonPo vers 11 heures et quart. Nous avons commencé par chercher un garage à vélo car mon amie avait besoin de gonfler ses pneus. A 11h et demie, l’aventure commençait ! Il fallait d’abord traverser la ville pour rejoindre le port où nous nous sommes installées pour pique-niquer face à la mer. Ensuite, nous avons traversé les ponts qui relient SamCheonPo à l’île de Namhae.
C’était la première fois que je profitais de la vue depuis le pont de cette manière car je ne l’avais pris qu’en voiture jusqu’à présent. Ce n’était que le début et la vue sur les îlots, les lignes de cabines téléfériques (testées) et bien sûr, l’eau turquoise et les cerisiers en fleurs, étaient déjà époustouflante. Cette première journée, nous avons longé les deux tiers de la côte nord de l’île. Comme la piste cyclable indiquée sur les cartes officielles, étaient en réalité la route principale, nous avons fait plusieurs détours pour se rapprocher de l’eau à chaque fois que c’était possible. Nous l’avions imaginé, mais pédaler à côté de l’eau turquoise, sous les pétales des cerisiers qui tombaient comme des flocons de neige, était juste féérique. C’était comme être entrées dans un dessin-animé.
En plus, nous ne nous y attendions pas mais les champs de colza étaient aussi en fleurs le long de la route, sous les cerisiers, ce qui ajoutait une touche de jaune au paysage, le rendant encore plus beau.
Avant de partir, la seule inquiétude que j’avais, c’était qu’il y ait trop de dénivelé puisque la côte n’est que montées et descentes alors sur 60 kilomètres, ça peut vite allonger le ressenti mais c’était tout à fait faisable, sans grosses difficultés. Enfin, à 18h quand on a trouvé la location que nous avions réservée à l’avance, on était quand même bien contente d’arriver. On n’imaginais pas que l’on avait encore une dernière côte à prendre pour rejoindre l’unique commerce ouvert, à proximité : un restaurant de grillades à tout de même 6 kilomètres. Après ce dîner suivi d’un retour de nuit sans lumière le long de la route, on n’a pas fait long feu. A 9 heures et demie on était couchées et à quarante-cinq, plus personne ne parlait.

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