Le 27 mai, la Corée du Sud fêtait l’anniversaire de Bouddha (Siddhartha Gautama). Pour l’occasion, tous les temples bouddhistes du pays organisent une cérémonie et des lanternes de papier colorés sont installées un peu partout. Les pratiquants de tous les environs, vont au temple pour prier, certains défilent et chantent mais il y a un temple, unique dans tout le pays, qui organise un feu d’artifices sur le petit étang de son jardin zen.
Le spectacle n’a lieu qu’une fois par an et n’est visible nulle part ailleurs alors imaginez la foule présente sur les lieux ce jour-là. D’après les autorités locales qui attendaient environ 20 000 personnes, il y en a en fait eu plus de 50 000. Il faut dire que cet événement n’était pas si célèbre avant la pandémie de la Covid19. Ce n’est que depuis l’année dernière que l’agence de promotion du tourisme a commencé d’en faire la pub sur internet et a fait installer de nombreuses affiches dans plusieurs gares du pays etc…
Toute cette introduction pour dire que j’y suis allée et faisais partie de la foule sur place.
Haman n’est qu’à une quarantaine de minutes de chez moi donc quand une amie, Ji, m’a proposé d’y aller en voiture avec elle, je n’ai pas hésité ! Nous avons eu tellement de chances parce que les jours qui ont suivi, un typhon a traversé le pays et il était prévu qu’il commence de pleuvoir ce samedi-là mais à part un ciel changeant, tantôt couvert, tantôt bien dégagé, nous n’en avons pas vu le début avant 3h du matin. Et oui, parce que même si le festival commençait à 19h pour se terminer vers 20h30. Nous sommes tous restés coincés sur place, créant une file sur des kilomètres jusqu’au péage de Haman pendant deux heures. Heureusement, vers 22h45 des gendarmes sont arrivés pour rediriger les voitures hors de l’autoroute. Nous sommes finalement arrivées chez nous vers une heure du matin ! Quelle histoire !
Nous n’y étions pas allées uniquement pour ce festival, bien sûr. Nous avions un itinéraire planifié avec un départ à 10h le matin, pour profiter d’une promenade dans le parc d’ Akyang. Il s’agit d’un immense champs de fleurs longeant la rivière Nakdong. Elle-même bordée de montagnes et sentiers de randonnée. Le lieux est vraiment sublime ! Ji me l’avait vendu comme étant la Provence coréenne et je dois dire que je comprends la comparaison avec l’avantage qu’à l’ombre de quelques arbres, on trouve des bancs pratiques pour faire une pause et pique-niquer. Nous avions apporté des kimbap, de l’orange et même des petits fruits rouges du jardin des parents de Ji. Je n’en avais jamais vus de tels et nous n’étions pas sûres de comment traduire cela en français. Nous avons finalement trouvé qu’il s’agissait des fruits d’un arbre nommé bhodi aussi appelé figuier sacré puisque ce serait à l’ombre d’un tel arbre que Siddhartha aurait atteint l’éveil. S’il pousse sur un figuier, le fruit a plutôt l’allure d’une cerise allongée avec un noyau et le goût acidulé ainsi que l’aspect d’une groseille. J’étais très étonnée par ce nouvel aliment et recommande vivement de le goûter ! Il paraît que c’est aussi très bon pour la santé !
Voilà, c’est donc après avoir passé la matinée et le début d’après-midi à marcher au milieu des fleurs que nous avons continué notre promenade entre les rizières jusqu’au temple. Il me reste beaucoup de choses à voir à Haman donc je pense y retourner très bientôt pour un peu plus de randonnée !
Cyrielle ^__^








































